À l’heure où les beaux jours reviennent et que les grillades reprennent, certains continuent de jurer uniquement par l’entrecôte ou la côte de bœuf.
Mais chez Gilbert Côtelette, le vrai plaisir se cache ailleurs. Dans ces morceaux discrets, parfois méconnus, que le boucher garde presque pour lui.
Araignée, poire, merlan… des noms étranges pour des morceaux d’exception.
Les découpes oubliées du printemps : araignée, poire, merlan
Le boucher sort ses trésors cachés
“Les meilleurs morceaux ne sont pas toujours les plus connus… mais souvent les plus sincères.”
Ces morceaux-là, on ne les trouve pas partout. Et surtout… il n’y en a pas beaucoup.
L’araignée, nichée dans l’os de la hanche, porte bien son nom avec ses fibres irrégulières. Mais en bouche ? Une tendreté incroyable, un goût intense, presque beurré.
La poire, plus petite, plus fine, offre une texture délicate et une mâche subtile. C’est une pièce de connaisseur, qui demande une cuisson précise.
Le merlan, souvent oublié, est une pépite. Fondant, juteux, rapide à cuire, parfait pour la braise de printemps.
Ce qui les relie ?
Une cuisson courte, vive, sans fioritures.
Un peu de sel, un tour de moulin, parfois une touche d’huile. Et c’est tout.
Sur la braise, ces morceaux réagissent vite. Très vite.
On saisit, on retourne, on retire.
Quelques minutes à peine.
Parce que leur force, c’est leur naturel.
Gilbert le dit sans détour :
“Ces morceaux-là, si tu les rates… c’est pas eux le problème.”
Ils sont parfaits pour le printemps :
- rapides à cuire
- légers en bouche
- pleins de caractère
Le genre de viande qui se partage autour du feu, sans chichi, mais avec respect.
🔪 Conseil de coupe
Demandez directement à votre boucher :
- araignée de bœuf
- poire de bœuf
- merlan de bœuf
👉 Ces morceaux sont rares (2 pièces par bête en général), pensez à réserver à l’avance.
👉 Ne les aplatissez pas : gardez leur épaisseur naturelle pour préserver le jus.
“Le vrai luxe, c’est de connaître ce que les autres ignorent.”
Le mot du Biersommelier
🍺 Bière : Pale Ale ou Blonde de caractère
Une Pale Ale :
- amertume modérée
- notes fruitées et florales
- finale fraîche
→ Elle accompagne la richesse des morceaux sans saturer.
👉 Alternative : une Blonde artisanale bien maltée, pour souligner le côté juteux et la gourmandise de la viande.
🍷 Vin : Rouge souple et fruité
Un Côtes-du-Rhône léger ou un Gamay :
- tanins fondus
- fruit croquant
- belle buvabilité
→ Parfait pour ne pas écraser ces morceaux délicats mais savoureux.
👉 Option plus pointue : un Pinot Noir pour jouer la finesse et la précision.
L’araignée, la poire, le merlan… ce sont des morceaux qui ne font pas de bruit.
Pas de prestige, pas de marketing, juste du goût.
Ils rappellent que la viande, ce n’est pas qu’une question de noblesse… mais de connaissance, de geste, et de respect.
Et pendant que les derniers morceaux disparaissent plus vite que prévu, Gilbert glisse, avec un sourire :
“Ceux qui savent… ne demandent plus d’entrecôte.”
Gilbert Côtelette – Gardien du gras noble & Philosophe de la découpe
« La bière et la viande ont ceci en commun : elles demandent du temps et du soin pour révéler leur vérité. »

« Gourmandise & Houblon, c’est plus qu’un nom. C’est un art de vivre. »
👉 L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
