
Mont d’Or crémeux & Bière Ambrée
Il y a des plats qui n’ont pas besoin de décor.
Le Mont d’Or en fait partie.
Rien qu’en voyant cette boîte en bois, ronde comme une promesse, j’ai déjà les mains qui picotent et l’odeur imaginaire d’une soirée d’hiver qui s’installe.
Pour moi, ouvrir un Mont d’Or, c’est déclencher un petit rituel :
on entaille la croûte, on glisse une gousse d’ail, une lichette de vin blanc, et on laisse le four faire de la poésie.
Pendant que le fromage se transforme en lave dorée, je prépare la bière qui va l’accompagner.
Beaucoup choisissent une blanche ou une blonde légère.
Pas moi.
Pour ce monument crémeux, il me faut une belle ambrée, ronde, douce, légèrement caramélisée — une bière qui sait parler fromage sans hausser la voix.
Quand le Mont d’Or sort du four, frémissant et parfumé, la première cuillère est toujours un moment de grâce.
Chaleur, onctuosité, un goût de montagne qui se déploie comme un feu de cheminée.
Et puis vient la gorgée d’ambrée.
Le malt toasté enlace le fromage, le caramel épouse la croûte, l’amertume se glisse entre deux bouchées pour éviter que tout ne devienne trop lourd.
C’est un accord qui respire, qui équilibre, qui réconforte.
Une raclette, c’est convivial.
Le Mont d’Or, lui, c’est intime.
C’est une soirée où l’on se pose, où l’on prend le temps, où l’on écoute le froid dehors et la chaleur dedans.
Et avec une ambrée de bonne compagnie, tout devient encore plus doux, presque confidentiel.
Je l’appelle “Mont d’Or crémeux & Bière Ambrée”, mais entre nous, c’est surtout :
“le plat qui répare tout”.
« Le fromage coule, la bière enlace : tout l’esprit des repas d’hiver. »

Serge Biersommelier
Fondateur de Gourmandise & Houblon & Passeur de Mousse
Titre officiel : conteur du goût & éclaireur de plaisirs partagés
« Sous la mousse, le goût » – Petites vérités brassicoles et grands moments de table
